Je sers actuellement au sein de l’église Vie Nouvelle dans l’enseignement des candidats au baptême, la prédication dominicale et le ministère de prière.Mon désir est simple : conduire les hommes des ténèbres à l’admirable lumière du Christ (1 Pierre 2.9), les unir à Lui et entre eux dans la plénitude de l’Esprit (Éphésiens 4.3-6), afin que Dieu soit manifesté et sanctifié par l’Église aux yeux de toute la création — dans le ciel et sur la terre (Éphésiens 3.10-11 ; Philippiens 2.10-11).
Aussi loin que je me souvienne, un vide silencieux m’a habité. Quelle misère pour mon âme, quelle source de souffrance fut ce vide. Pourtant, je peux reconnaître aujourd’hui qu’il n’était pas une malédiction, mais le soupir d’une âme faite pour Dieu (Ecclésiaste 3.11), éloignée de Lui et cependant appelée à Lui (Éphésiens 1.4-5,11).« Je suis à mon bien-aimé... » dit le Cantique des Cantiques (Cantique 6.3). Mais avant que je ne puisse répondre : « ...et mon bien-aimé est à moi », bien des événements devaient encore s’accomplir. Le Seigneur gardait le silence dans son amour, ne voulant pas éveiller l’amour avant le temps (Cantique 2.7). Pourtant, comme le Bien-aimé bondissant sur les montagnes pour rejoindre son épouse (Cantique 2.8-9), il laissait déjà pressentir sa venue dans ma vie. À plusieurs reprises dans mon enfance, il me signala sa présence d’une manière surnaturelle, annonçant discrètement sa proximité.Cette aspiration, incomprise, s’est intensifiée à l’adolescence. Ne discernant pas l’origine de ce trouble, j’ai tenté de l’apaiser en m’engageant dans les sentiers de l’iniquité ; mais plus je cherchais le repos de mon âme, plus j’expérimentais la confusion et la mort. La séduction du péché me promettait la liberté, mais la réalité était que j’étais esclave (Jean 8.34). Je faisais ce que je ne voulais pas faire, et je demeurais incapable d’accomplir le bien auquel j’aspirais intérieurement (Romains 7.19). La Bible appelle cela le péché. Ni la morale, ni la réflexion, ni l’effort personnel ne pouvaient briser cette servitude (Romains 7.24). Ce combat intérieur révélait non seulement mon impuissance, mais surtout mon besoin d’un Sauveur.C’est par une invitation à un culte que le Seigneur est venu bouleverser ma trajectoire. J’y ai entendu cette parole : « Sans la sanctification, personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12.14). J’ai compris que suivre Christ impliquait une consécration réelle et un renoncement au mal (Luc 9.23). En cessant de résister à son œuvre, j’ai expérimenté sa délivrance, sa restauration et une paix que je n’avais jamais connue auparavant (Romains 5.1). Ce fut pour moi les prémices d’une vie placée sous la bannière de ce principe : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi trouvera la vie véritable » (Marc 8.35).En janvier 2016, je suis passé par les eaux du baptême (Romains 6.3-4). Peu après, en méditant sur la personne du Saint-Esprit lors d’un retour à pied après le culte, j’ai compris que l’Ami que mon cœur cherchait depuis toujours, c’était Lui (Jean 14.16-17). Alors que je marchais, je me suis senti enveloppé, comme immergé dans la paix et l’amour de Dieu : une expérience marquante de la plénitude du Saint-Esprit (Actes 1.8 ; Actes 13.52; Romains 14.17; Éphésiens 5.18). Ayant goûté combien le Seigneur est bon (Psaume 34.9), et considérant désormais toute chose comme secondaire au regard de l’excellence de la connaissance de Christ (Philippiens 3.8), je me suis efforcé de le saisir toujours davantage, en demeurant en Lui par la prière et l’obéissance à sa Parole vivifiée par l’Esprit (Jean 15.4-5), afin qu’Il demeure en moi, que je connaisse sa gloire (Jean 17.22-23) et qu’Il la manifeste au monde en moi.Comme le fou de Gadara après sa délivrance (Marc 5.19-20), je n’avais plus qu’un désir : annoncer ce que le Seigneur avait fait pour moi. Ce passage est devenu une clé dans la compréhension de mon appel.Dans les transports, mon cœur brûlait (Jérémie 20.9). Je sentais l’impulsion de parler, mais la peur me paralysai. Un soir, cette parole m’a saisi : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera » (Marc 8.35). J’ai compris que ma crainte du regard des hommes révélait mon attachement à ma propre vie et que, si je voulais suivre le Christ sur les sentiers qui mènent à la vie éternelle, je devais consentir à renoncer à moi même pour me perdre en Lui. Cette conviction a brisé mes résistances, et j’ai commencé à annoncer l’Évangile, notamment dans les transports en commun, puis à organiser des temps d’évangélisation et de prière dans ma région et au-delà (2 Timothée 4.2).Ces expériences ont profondément marqué ma compréhension du ministère. J’ai compris que la sanctification du nom de Dieu sur la terre ne s’accomplit pas uniquement en conduisant des âmes à jouir d’un salut individuel, mais en les affermissant dans l’enseignement des apôtres (Actes 2.42), afin qu’il en jaillisse, par l’Esprit, une réalité collective : l’Église, corps du Christ (Éphésiens 1.22-23).L’Église locale, enracinée dans la Parole et animée par la puissance de l’Esprit, produit une communion fraternelle divine (Éphésiens 4.16). Elle est le moyen privilégié par lequel Dieu se manifeste aux principautés et aux puissances (Éphésiens 3.10), annonce son Royaume et prépare la restauration finale de toutes choses en Christ (Colossiens 1.18).Aujourd’hui, mon appel se déploie autour de quatre axes principaux :
l’évangélisation et l’apologétique (2 Corinthiens 5.20 ; 1 Pierre 3.15),
la formation et l’affermissement des disciples (Matthieu 28.19-20),
l’enseignement et l’exhortation (2 Timothée 2.2),
la prière et la recherche de la plénitude de l’Esprit (Éphésiens 6.18 ; Luc 11.13 ; Actes 4.31 ; 1 Corinthiens 14.12).
Je crois que notre mission, selon le commandement du Christ, est de faire des disciples capables de garder ses paroles et de manifester le Royaume de Dieu dans leur vie, tant sur le plan individuel que collectif (Jean 14.21). Par l’action du Saint-Esprit et la fidélité à l’enseignement du Christ, nous travaillons à voir grandir une Église unie, locale et missionnelle, engagée dans l’annonce de la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1.8), dans l’attente du jour où tout genou fléchira et toute langue confessera que Jésus-Christ est Seigneur (Philippiens 2.10-11).