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Bibliologie : la Bible, Parole inspirée de Dieu

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Oui : la bibliologie démontre que la Bible est une révélation divine authentique, crédible et canonique, portée par des preuves internes et externes convergentes. Le Saint-Esprit a guidé les auteurs sacrés au point qu'ils ont écrit exactement ce que Dieu voulait : c'est l'inspiration plénière et verbale, qui rend les Écritures inerrantes dans leurs autographes originaux. Les objections soulevées contre cette doctrine trouvent des réponses cohérentes qui n'entament pas son autorité.

1. Définition de la bibliologie

La bibliologie est la discipline qui examine les Écritures pour voir si les croyances à propos de la Bible sont vraies. Elle répond aux questions fondamentales : la Bible est-elle bien la Parole de Dieu ? Est-elle authentique, crédible et inspirée ?

La possibilité de la théologie provient de la révélation de Dieu et des capacités de l'homme. La Bible prétend être non seulement une révélation de Dieu, mais un enregistrement infaillible de cette révélation.

2. Preuves que la Bible est une révélation divine

I. L'argument à priori

L'homme a un profond besoin spirituel : il cherche un Dieu qu'il ne connaît pas clairement, dont il est séparé et dont il a besoin. En contrepartie de ce besoin, nous avons les attributs et le caractère exceptionnels de Dieu qui rendent possible, sinon probable, qu'il révèle sa volonté à l'homme. Si Dieu existe et s'il a les attributs que nous lui connaissons, il est à prévoir qu'il cherchera à se révéler.

II. L'argument de l'analogie

Cet argument renforce le précédent en nous montrant que Dieu communique effectivement avec ses créatures. Nous observons dans la nature que Dieu a fourni à chaque créature les moyens de satisfaire ses besoins fondamentaux. Il est donc raisonnable de supposer que Dieu a également pourvu aux besoins spirituels de l'homme en lui donnant une révélation écrite.

III. L'argument de l'indestructibilité

Il n'y a qu'un très petit pourcentage de livres qui survivent plus d'un quart de siècle. Pourtant, malgré des siècles d'opposition acharnée, la Bible a non seulement survécu mais s'est diffusée dans le monde entier.

Parmi les efforts pour la supprimer ou lui ôter son autorité :

  • Au Moyen Âge, les scolastiques mirent la confession de foi au-dessus de la Bible, et la tradition devint de plus en plus importante.
  • Durant la Réforme, l'Église établie imposa de sévères restrictions à la lecture de la Bible traduite en langue populaire.
  • Les rationalistes du XVIIIe siècle tentèrent de saper son autorité par la critique littéraire et historique.

Ni les édits impérieux ni les restrictions ecclésiastiques ne réussirent à faire disparaître la Bible. Plus on fit d'efforts dans ce sens, plus la Bible se répandit.

IV. L'argument du caractère de la Bible

Le contenu de la Bible la distingue de tout autre livre religieux :

  • Elle présente les normes morales les plus élevées connues de l'humanité.
  • Bien qu'elle ait été écrite par une quarantaine d'auteurs différents sur une période d'environ 1 600 ans, elle présente une unité remarquable de doctrine, d'éthique et de sotériologie.
  • Les actions mauvaises des hommes et des nations y sont rapportées sans être glorifiées, ce qui témoigne de l'honnêteté de ses auteurs.

Étant donné le contenu et l'unité de la Bible, nous sommes obligés de conclure qu'elle est l'expression concrète d'une révélation divine.

V. L'argument de l'influence

Le Coran, le Livre de Mormon, le Zend-avesta et les classiques de Confucius ont tous exercé une influence énorme sur le monde. Mais aucun d'eux n'a approché, et de loin, l'influence que la Bible a exercée sur le monde occidental et sur le reste de l'humanité, en matière d'éducation, de droit, d'art, de morale et de transformation des individus.

VI. L'argument de l'accomplissement des prophéties

Les prophéties bibliques accomplies constituent l'une des preuves les plus saisissantes de l'inspiration divine :

  • Les prophéties concernant la dispersion d'Israël se sont réalisées dans leurs moindres détails (Deutéronome 28.15-68 ; Jérémie 15.4 ; Osée 3.4).
  • Les prophéties concernant les nations, Babylone, Tyr, l'Égypte, Moab, Édom et d'autres, se sont accomplies avec une précision troublante.
  • Les correspondances entre les prédictions de Daniel 11 et les faits de l'histoire sont si exactes que les opposants au surnaturel soutiennent que ces textes ont été écrits après les événements.
  • Les prophéties concernant Jésus-Christ, sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection, se sont accomplies dans les détails les plus précis.
« La parole de notre Dieu subsiste éternellement. » Ésaïe 40.8

VII. Les déclarations des Écritures elles-mêmes

La Bible affirme être non seulement une révélation de Dieu, mais un enregistrement infaillible de cette révélation :

  • Dans le Pentateuque, on trouve plus de 3 800 fois les expressions « ainsi parle l'Éternel », « la parole de l'Éternel fut adressée ».
  • Paul affirme que ce qu'il a écrit sont les commandements de Dieu (1 Corinthiens 14.37).
  • Pierre met les Épîtres de Paul sur un pied d'égalité avec « les autres Écritures » (2 Pierre 3.15-16).
  • Paul déclare que tout l'Ancien Testament est inspiré (2 Timothée 3.16).
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. » 2 Timothée 3.16

3. Authenticité, crédibilité et canonicité

I. L'authenticité des livres

Par authenticité, on entend qu'un livre a été écrit par la ou les personnes dont il porte le nom, ou, s'il est anonyme, par la ou les personnes qui l'ont effectivement composé.

L'Ancien Testament

Concernant le Pentateuque, bien que la critique moderne ait nié la paternité mosaïque, de nombreuses preuves internes et externes confirment que Moïse en est l'auteur principal. Notre Seigneur lui-même a souvent parlé de « Moïse » comme d'une œuvre écrite (Luc 16.29 ; 24.27 ; Jean 7.19). Les prophètes, les Psaumes, l'Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques sont tous authentiques selon les témoignages internes et l'attestation du Christ.

Le Nouveau Testament

Les quatre Évangiles ont été reconnus comme authentiques dès les premiers siècles. Le livre des Actes est généralement attribué à Luc. Dix des épîtres de Paul sont reconnues même par les critiques les plus radicaux. Les épîtres de Jean et l'Apocalypse ont été écrits par l'apôtre Jean, en tenant compte des différences de style explicables par des contextes différents.

II. La crédibilité des livres

Un livre est digne de foi s'il rapporte véridiquement les sujets traités. La crédibilité des Écritures repose sur quatre éléments :

  1. La reconnaissance par Jésus-Christ : il a cité l'Ancien Testament comme rapportant véridiquement les faits, et les auteurs du Nouveau Testament ont affirmé la même chose.
  2. La compétence des auteurs : ils étaient qualifiés pour rendre témoignage de la vérité divine : témoins oculaires, hommes formés, de haute intégrité.
  3. L'honnêteté des auteurs : le ton moral de leurs écrits, leur respect évident de la vérité et la particularité de leurs récits témoignent de leur honnêteté.
  4. La confirmation archéologique et historique : les découvertes archéologiques ont grandement confirmé la précision historique de l'Ancien Testament : Hammourabi, Sargon II, les Hittites, les inscriptions assyriennes.

III. La canonicité

Le mot « canon » (du grec kanon) désignait d'abord un roseau ou une baguette droite, puis une règle ou un instrument de mesure, et enfin une norme ou un standard. Appliqué aux Écritures, il désigne la liste des livres reconnus comme inspirés.

La formation du canon ne résulta pas d'un effort organisé, mais d'une reconnaissance progressive. À la fin du IIe siècle, la grande majorité des livres du Nouveau Testament étaient reconnus. Le Concile de Carthage (397) confirma formellement les 27 livres du Nouveau Testament que nous possédons aujourd'hui.

4. L'inspiration des Écritures

I. Définition de l'inspiration

La doctrine de l'inspiration biblique implique plusieurs concepts connexes :

RévélationDieu se révèle lui-même dans la nature, l'histoire, la conscience, son Fils, et les Écritures.
InspirationL'Esprit de Dieu a poussé des hommes à écrire les 66 livres de la Bible, en se servant de leurs personnalités particulières.
AutoritéLa Bible porte avec elle l'autorité divine de Dieu. Elle oblige l'intelligence, la conscience et le cœur de l'homme.
InerranceLes Écritures sont inerrantes et infaillibles dans les autographes originaux, sur tout sujet qu'elles traitent.
IlluminationCelui qui a inspiré les Écritures illumine l'intelligence des lecteurs, leur donnant de comprendre les vérités spirituelles.

Les théories inadéquates de l'inspiration

  • L'inspiration naturelle : réduit l'inspiration à une perspicacité supérieure humaine.
  • L'inspiration partielle : affirme que seules certaines parties de la Bible sont inspirées.
  • L'inspiration des pensées seulement : prétend que Dieu a inspiré les idées mais pas les mots.
  • La théorie de la dictée : fait des auteurs de simples porte-plumes sans personnalité propre.

Aucune de ces théories ne rend justice à la doctrine biblique.

La doctrine biblique de l'inspiration

Le Saint-Esprit a si bien guidé et supervisé les auteurs du texte sacré, en se servant de leurs personnalités particulières, que ces derniers ont écrit exactement ce que Dieu voulait qu'ils écrivent, sans erreur ni omission. C'est l'inspiration plénière et verbale : elle s'étend non seulement aux pensées et aux concepts, mais aussi aux mots.

II. Les preuves de l'inspiration

Deux fondements soutiennent la doctrine de l'inspiration verbale et plénière :

  • Le caractère de Dieu : si Dieu est saint, omniscient et souverain, il est naturel qu'il prenne soin de ses créatures en leur fournissant une révélation fiable et sans erreur.
  • Le caractère et les affirmations de la Bible : ses normes morales élevées, son unité remarquable et ses affirmations répétées d'être la Parole de Dieu convergent vers la même conclusion.
« L'Écriture ne peut être anéantie. » Jean 10.35
« C'est ainsi que nous avons la parole des prophètes, plus ferme en son témoignage, à laquelle vous faites bien de prêter attention... Sachez tout d'abord qu'aucune prophétie de l'Écriture n'est d'une interprétation personnelle. » 2 Pierre 1.19-20

III. Les objections et réponses

Plusieurs objections sont soulevées contre l'inspiration plénière. En voici les principales et leurs réponses :

Les prétendues ignorances ou erreurs

Lorsque Paul dit « Je ne savais pas, frères, que c'était le souverain sacrificateur » (Actes 23.5), il reconnaît simplement son ignorance personnelle, ce qui ne contredit pas l'inspiration des textes qu'il a écrits. De même, quand il dit « ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dis » (1 Corinthiens 7.12), il distingue son opinion personnelle de ce qu'il a reçu directement du Seigneur.

Les prétendues erreurs scientifiques ou historiques

La Bible n'est pas un manuel de science ou d'histoire, mais tout ce qu'elle affirme sur ces sujets est vrai. Les découvertes archéologiques ont grandement contribué à confirmer la précision historique de l'Ancien Testament. Les différences apparentes dans les chiffres disparaissent souvent à une lecture attentive des textes.

Les prétendues erreurs morales

Les péchés des hommes sont rapportés dans la Bible, mais ne sont jamais sanctionnés. Certains actes sont décrits sans être approuvés. L'auteur consigne les faits dans leur réalité historique. La progression de la révélation divine explique aussi les différences entre l'Ancien et le Nouveau Testament.

Conclusion

La bibliologie établit, par un faisceau convergent de preuves : argument à priori, analogie, indestructibilité, caractère, influence, prophétie accomplie et déclarations des Écritures elles-mêmes, que la Bible est une révélation divine.

Ses livres sont authentiques et crédibles, reconnus par Jésus-Christ, écrits par des témoins compétents et honnêtes, confirmés par l'archéologie, et rassemblés dans un canon reconnu progressivement puis formellement confirmé au Concile de Carthage.

Le Saint-Esprit a inspiré ces auteurs de façon plénière et verbale, sans erreur ni omission, rendant les Écritures inerrantes dans leurs autographes originaux, une doctrine que les objections courantes ne parviennent pas à ébranler.

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