

Oui : la bibliologie démontre que la Bible est une révélation divine authentique, crédible et canonique, portée par des preuves internes et externes convergentes. Le Saint-Esprit a guidé les auteurs sacrés au point qu'ils ont écrit exactement ce que Dieu voulait : c'est l'inspiration plénière et verbale, qui rend les Écritures inerrantes dans leurs autographes originaux. Les objections soulevées contre cette doctrine trouvent des réponses cohérentes qui n'entament pas son autorité.
La bibliologie est la discipline qui examine les Écritures pour voir si les croyances à propos de la Bible sont vraies. Elle répond aux questions fondamentales : la Bible est-elle bien la Parole de Dieu ? Est-elle authentique, crédible et inspirée ?
L'homme a un profond besoin spirituel : il cherche un Dieu qu'il ne connaît pas clairement, dont il est séparé et dont il a besoin. En contrepartie de ce besoin, nous avons les attributs et le caractère exceptionnels de Dieu qui rendent possible, sinon probable, qu'il révèle sa volonté à l'homme. Si Dieu existe et s'il a les attributs que nous lui connaissons, il est à prévoir qu'il cherchera à se révéler.
Cet argument renforce le précédent en nous montrant que Dieu communique effectivement avec ses créatures. Nous observons dans la nature que Dieu a fourni à chaque créature les moyens de satisfaire ses besoins fondamentaux. Il est donc raisonnable de supposer que Dieu a également pourvu aux besoins spirituels de l'homme en lui donnant une révélation écrite.
Il n'y a qu'un très petit pourcentage de livres qui survivent plus d'un quart de siècle. Pourtant, malgré des siècles d'opposition acharnée, la Bible a non seulement survécu mais s'est diffusée dans le monde entier.
Parmi les efforts pour la supprimer ou lui ôter son autorité :
Ni les édits impérieux ni les restrictions ecclésiastiques ne réussirent à faire disparaître la Bible. Plus on fit d'efforts dans ce sens, plus la Bible se répandit.
Le contenu de la Bible la distingue de tout autre livre religieux :
Étant donné le contenu et l'unité de la Bible, nous sommes obligés de conclure qu'elle est l'expression concrète d'une révélation divine.
Le Coran, le Livre de Mormon, le Zend-avesta et les classiques de Confucius ont tous exercé une influence énorme sur le monde. Mais aucun d'eux n'a approché, et de loin, l'influence que la Bible a exercée sur le monde occidental et sur le reste de l'humanité, en matière d'éducation, de droit, d'art, de morale et de transformation des individus.
Les prophéties bibliques accomplies constituent l'une des preuves les plus saisissantes de l'inspiration divine :
La Bible affirme être non seulement une révélation de Dieu, mais un enregistrement infaillible de cette révélation :
Par authenticité, on entend qu'un livre a été écrit par la ou les personnes dont il porte le nom, ou, s'il est anonyme, par la ou les personnes qui l'ont effectivement composé.
Concernant le Pentateuque, bien que la critique moderne ait nié la paternité mosaïque, de nombreuses preuves internes et externes confirment que Moïse en est l'auteur principal. Notre Seigneur lui-même a souvent parlé de « Moïse » comme d'une œuvre écrite (Luc 16.29 ; 24.27 ; Jean 7.19). Les prophètes, les Psaumes, l'Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques sont tous authentiques selon les témoignages internes et l'attestation du Christ.
Les quatre Évangiles ont été reconnus comme authentiques dès les premiers siècles. Le livre des Actes est généralement attribué à Luc. Dix des épîtres de Paul sont reconnues même par les critiques les plus radicaux. Les épîtres de Jean et l'Apocalypse ont été écrits par l'apôtre Jean, en tenant compte des différences de style explicables par des contextes différents.
Un livre est digne de foi s'il rapporte véridiquement les sujets traités. La crédibilité des Écritures repose sur quatre éléments :
Le mot « canon » (du grec kanon) désignait d'abord un roseau ou une baguette droite, puis une règle ou un instrument de mesure, et enfin une norme ou un standard. Appliqué aux Écritures, il désigne la liste des livres reconnus comme inspirés.
La formation du canon ne résulta pas d'un effort organisé, mais d'une reconnaissance progressive. À la fin du IIe siècle, la grande majorité des livres du Nouveau Testament étaient reconnus. Le Concile de Carthage (397) confirma formellement les 27 livres du Nouveau Testament que nous possédons aujourd'hui.
La doctrine de l'inspiration biblique implique plusieurs concepts connexes :
Aucune de ces théories ne rend justice à la doctrine biblique.
Le Saint-Esprit a si bien guidé et supervisé les auteurs du texte sacré, en se servant de leurs personnalités particulières, que ces derniers ont écrit exactement ce que Dieu voulait qu'ils écrivent, sans erreur ni omission. C'est l'inspiration plénière et verbale : elle s'étend non seulement aux pensées et aux concepts, mais aussi aux mots.
Deux fondements soutiennent la doctrine de l'inspiration verbale et plénière :
Plusieurs objections sont soulevées contre l'inspiration plénière. En voici les principales et leurs réponses :
Lorsque Paul dit « Je ne savais pas, frères, que c'était le souverain sacrificateur » (Actes 23.5), il reconnaît simplement son ignorance personnelle, ce qui ne contredit pas l'inspiration des textes qu'il a écrits. De même, quand il dit « ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dis » (1 Corinthiens 7.12), il distingue son opinion personnelle de ce qu'il a reçu directement du Seigneur.
La Bible n'est pas un manuel de science ou d'histoire, mais tout ce qu'elle affirme sur ces sujets est vrai. Les découvertes archéologiques ont grandement contribué à confirmer la précision historique de l'Ancien Testament. Les différences apparentes dans les chiffres disparaissent souvent à une lecture attentive des textes.
Les péchés des hommes sont rapportés dans la Bible, mais ne sont jamais sanctionnés. Certains actes sont décrits sans être approuvés. L'auteur consigne les faits dans leur réalité historique. La progression de la révélation divine explique aussi les différences entre l'Ancien et le Nouveau Testament.
La bibliologie établit, par un faisceau convergent de preuves : argument à priori, analogie, indestructibilité, caractère, influence, prophétie accomplie et déclarations des Écritures elles-mêmes, que la Bible est une révélation divine.
Ses livres sont authentiques et crédibles, reconnus par Jésus-Christ, écrits par des témoins compétents et honnêtes, confirmés par l'archéologie, et rassemblés dans un canon reconnu progressivement puis formellement confirmé au Concile de Carthage.
Le Saint-Esprit a inspiré ces auteurs de façon plénière et verbale, sans erreur ni omission, rendant les Écritures inerrantes dans leurs autographes originaux, une doctrine que les objections courantes ne parviennent pas à ébranler.