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Le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

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Le baptême doit être administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28.19), car ce sont trois personnes distinctes mais unies dans un seul Dieu. Jésus n'est ni son propre Père ni le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit est lui-même une personne à part entière. Baptiser au seul nom de Jésus, ou enseigner que Jésus est à la fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit, sont deux erreurs doctrinales. Ce qui sauve, c'est de confesser que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité, non l'idée que Jésus serait lui-même le Père.

1. La double erreur doctrinale

Deux erreurs doctrinales importantes existent à l'égard du baptême et de la nature de Dieu :

  1. Baptiser uniquement au nom de Jésus-Christ sans mentionner le Père, le Fils et le Saint-Esprit : c'est la doctrine dite « Jésus seul » (Jesus Only ou Oneness).
  2. Enseigner que Jésus est le Père, le Fils et le Saint-Esprit : c'est le modalisme ou sabellianisme.
Si Jésus-Christ était à la fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit, cela voudrait dire qu'il était menteur, comédien, ventriloque, schizophrène et égo-maniaque. Mais Jésus est la vérité. Il a clairement dit : « Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6), ce qui implique que le Père est autre que lui.

Dieu est une unité, en hébreu Echad, qui signifie « unité », non pas un simple individu isolé. Dieu a dit : « Faisons l'homme à notre image » (Genèse 1.26). Les trois personnes sont distinctes mais unies, et toutes trois sont indispensables dans notre vie de foi.

2. Jésus n'est pas son propre Père : preuves bibliques

Chaque phrase du Seigneur Jésus dans les Évangiles souligne sa distinction par rapport au Père :

Jean 5.30-31, 37

« Je ne puis rien faire de moi-même… Il y en a un autre qui rend témoignage de moi… le Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. » Jésus dit expressément qu'un autre lui rend témoignage.

Jean 8.42

« C'est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé. » Celui qui provient d'une personne est toujours quelqu'un d'autre que cette personne.

Matthieu 27.46

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » S'était-il abandonné lui-même sur la croix ?

Marc 13.32

« Pour ce qui est du jour ou de l'heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » Jésus ignorait ce que le Père seul connaissait, il n'est pas son propre Père.

Hébreux 5.7-10

« Dans les jours de sa chair, il présentait avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort. » Ce n'était pas à lui-même qu'il priait avec des grands cris et larmes.

Marc 10.40

« Pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, cela ne dépend pas de moi. » Dieu le Père décide tout. Jésus n'est pas Dieu le Père, sinon tout dépendrait de lui.

Résumé : Jésus n'est pas son propre Père. Il était auprès de Dieu le Père avant que le monde fût (Jean 17.4-5). Il est de nouveau auprès du Père où il intercède pour nous (Hébreux 7.25 ; 1 Jean 2.1-2). Selon l'Apocalypse 5.6-7, l'Agneau prend le livre de la main droite de Dieu le Père : deux personnes distinctes.

Jésus sera éternellement soumis volontairement à Dieu son Père (1 Corinthiens 11.3 ; 15.27-28). Dans l'Apocalypse, les deux restent distincts jusqu'à la fin.

3. Le Saint-Esprit est une personne distincte

Le Saint-Esprit possède toutes les qualités d'une personne, non d'une simple force impersonnelle :

  • Il distribue les dons comme il le veut (1 Corinthiens 12.11), il a une volonté propre.
  • Nous pouvons l'attrister (Éphésiens 4.30 ; Ésaïe 63.10), il a des émotions.
  • Il a parlé à Pierre (Actes 10), à Paul (1 Timothée 4) et aux Églises (Apocalypse 2 et 3), il communique.
  • Il s'est manifesté sous la forme d'une colombe lors du baptême du Christ (Matthieu 3.16-17).
  • Blasphémer contre le Saint-Esprit est le seul péché impardonnable (Matthieu 12.32 ; Luc 12.10).
« Mais le Consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses. » Jean 14.26

Jésus dit « un autre consolateur » (Jean 14.16), distinct de lui-même et distinct du Père. Lors du baptême du Christ, les trois personnes étaient présentes simultanément : le Père parle du ciel, le Fils sort des eaux, et le Saint-Esprit descend comme une colombe (Matthieu 3.16-17).

4. La formule du baptême trinitaire

La confusion vient du fait que dans les Actes, les croyants étaient baptisés « au nom de Jésus ». Mais cela signifie simplement : selon l'autorité du Christ, différenciant ce baptême de celui de Jean.

Les expressions varient (« au nom de Jésus-Christ », « au nom du Seigneur Jésus », « au nom du Seigneur ») mais renvoient toutes au même commandement donné par Jésus dans Matthieu 28.

Preuve décisive, Actes 19 : Quand Paul interrogea les douze hommes qui n'avaient jamais entendu parler du Saint-Esprit, il demanda aussitôt : « De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? » Car s'ils avaient été baptisés correctement au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ils auraient su qu'un Saint-Esprit existait.

Les témoignages historiques confirment la formule trinitaire :

La Didachè (70–100 ap. J.-C.)

Ce document, lu dans toutes les Églises avec les épîtres, présente explicitement le baptême trinitaire « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Les expressions variantes des Actes soulignent simplement l'autorité du Christ.

Irénée de Lyon (disciple de Polycarpe, lui-même formé par l'apôtre Jean)

« Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés au nom de Dieu Père et au nom de Jésus Christ le Fils de Dieu incarné, mort et ressuscité, et dans l'Esprit Saint de Dieu. » (Démonstration de la prédication apostolique). Irénée écrit presque 200 ans avant le concile de Nicée et confirme que les apôtres pratiquaient un baptême trinitaire.

5. La Trinité dans l'Ancien Testament

La Tri-unité de Dieu est révélée dans les noms hébreux de Dieu :

  • Echad (un) : en hébreu, ce mot désigne une unité, non un individu isolé. « Ils deviendront une seule chair » (Genèse 2.24), deux personnes en un. C'est aussi ce mot qui dit : « L'Éternel est un ! » (Deutéronome 6.4).
  • Elohim : forme plurielle de El (Dieu), mais avec le verbe au singulier. Dieu parle au pluriel : « Faisons l'homme à notre image » (Genèse 1.26).
  • Adonaï : pluriel du mot Adon (Seigneur), « mes Seigneurs ».

Des passages de l'Ancien Testament montrent les trois personnes agissant ensemble :

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre… et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » Genèse 1.1-2, Dieu (Elohim) et son Esprit
« Et maintenant, le Seigneur, l'Éternel, m'a envoyé avec son Esprit. » Ésaïe 48.16, le Fils envoyé par le Père, avec le Saint-Esprit
« Parole de l'Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. » Psaume 110.1, Dieu le Père parle à Dieu le Fils
« Ton trône, ô Dieu, est à toujours… c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile de joie. » Psaume 45.6-7, Dieu le Père oint Dieu le Fils

6. La Trinité dans le Nouveau Testament

« Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. » Matthieu 3.16-17, les trois personnes présentes simultanément
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Matthieu 28.19, le « nom » (singulier) concerne trois personnes distinctes
« Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! » 2 Corinthiens 13.14
« Mais Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. » Actes 7.55, Jésus à la droite du Père

Selon l'Apocalypse 5.6-7, l'Agneau (Jésus) prend le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône (le Père). Ce sont clairement deux personnes distinctes.

Et Jean 14.15-26 est la démonstration la plus complète de la Tri-unité dans la vie du croyant :

« Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur… En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous… Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses. » Jean 14.15-17, 20, 26 : le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont unis mais bien distincts.

Conclusion : ce que nous devons confesser pour être sauvés

Nous ne sommes pas appelés à confesser que Jésus est le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Nous devons confesser que Jésus est le Fils de Dieu, comme le fit Pierre en disant « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16.16), une confession que nier fait de quiconque un menteur et un antéchrist (1 Jean 2.22) :

« Nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » 1 Jean 4.14-15

C'est cette confession, que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité, qui sauve, et non la confession que Jésus serait lui-même le Père. Père, Fils et Saint-Esprit : trois personnes unies dans un seul Dieu, indispensables à notre salut et à notre vie chrétienne.

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