

Le baptême doit être administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28.19), car ce sont trois personnes distinctes mais unies dans un seul Dieu. Jésus n'est ni son propre Père ni le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit est lui-même une personne à part entière. Baptiser au seul nom de Jésus, ou enseigner que Jésus est à la fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit, sont deux erreurs doctrinales. Ce qui sauve, c'est de confesser que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité, non l'idée que Jésus serait lui-même le Père.
Deux erreurs doctrinales importantes existent à l'égard du baptême et de la nature de Dieu :
Dieu est une unité, en hébreu Echad, qui signifie « unité », non pas un simple individu isolé. Dieu a dit : « Faisons l'homme à notre image » (Genèse 1.26). Les trois personnes sont distinctes mais unies, et toutes trois sont indispensables dans notre vie de foi.
Chaque phrase du Seigneur Jésus dans les Évangiles souligne sa distinction par rapport au Père :
« Je ne puis rien faire de moi-même… Il y en a un autre qui rend témoignage de moi… le Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. » Jésus dit expressément qu'un autre lui rend témoignage.
« C'est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé. » Celui qui provient d'une personne est toujours quelqu'un d'autre que cette personne.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » S'était-il abandonné lui-même sur la croix ?
« Pour ce qui est du jour ou de l'heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » Jésus ignorait ce que le Père seul connaissait, il n'est pas son propre Père.
« Dans les jours de sa chair, il présentait avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort. » Ce n'était pas à lui-même qu'il priait avec des grands cris et larmes.
« Pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, cela ne dépend pas de moi. » Dieu le Père décide tout. Jésus n'est pas Dieu le Père, sinon tout dépendrait de lui.
Jésus sera éternellement soumis volontairement à Dieu son Père (1 Corinthiens 11.3 ; 15.27-28). Dans l'Apocalypse, les deux restent distincts jusqu'à la fin.
Le Saint-Esprit possède toutes les qualités d'une personne, non d'une simple force impersonnelle :
Jésus dit « un autre consolateur » (Jean 14.16), distinct de lui-même et distinct du Père. Lors du baptême du Christ, les trois personnes étaient présentes simultanément : le Père parle du ciel, le Fils sort des eaux, et le Saint-Esprit descend comme une colombe (Matthieu 3.16-17).
La confusion vient du fait que dans les Actes, les croyants étaient baptisés « au nom de Jésus ». Mais cela signifie simplement : selon l'autorité du Christ, différenciant ce baptême de celui de Jean.
Les expressions varient (« au nom de Jésus-Christ », « au nom du Seigneur Jésus », « au nom du Seigneur ») mais renvoient toutes au même commandement donné par Jésus dans Matthieu 28.
Les témoignages historiques confirment la formule trinitaire :
Ce document, lu dans toutes les Églises avec les épîtres, présente explicitement le baptême trinitaire « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Les expressions variantes des Actes soulignent simplement l'autorité du Christ.
« Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés au nom de Dieu Père et au nom de Jésus Christ le Fils de Dieu incarné, mort et ressuscité, et dans l'Esprit Saint de Dieu. » (Démonstration de la prédication apostolique). Irénée écrit presque 200 ans avant le concile de Nicée et confirme que les apôtres pratiquaient un baptême trinitaire.
La Tri-unité de Dieu est révélée dans les noms hébreux de Dieu :
Des passages de l'Ancien Testament montrent les trois personnes agissant ensemble :
Selon l'Apocalypse 5.6-7, l'Agneau (Jésus) prend le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône (le Père). Ce sont clairement deux personnes distinctes.
Et Jean 14.15-26 est la démonstration la plus complète de la Tri-unité dans la vie du croyant :
Nous ne sommes pas appelés à confesser que Jésus est le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Nous devons confesser que Jésus est le Fils de Dieu, comme le fit Pierre en disant « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16.16), une confession que nier fait de quiconque un menteur et un antéchrist (1 Jean 2.22) :
C'est cette confession, que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité, qui sauve, et non la confession que Jésus serait lui-même le Père. Père, Fils et Saint-Esprit : trois personnes unies dans un seul Dieu, indispensables à notre salut et à notre vie chrétienne.