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Le vrai baptême

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Le vrai baptême est une immersion totale dans l'eau, réservée aux croyants qui confessent leur foi en Jésus-Christ après une repentance sincère, jamais aux bébés. Il est administré au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, selon le commandement de Jésus, et symbolise la mort au péché ainsi que la résurrection à une vie nouvelle.

1. Définition et fondement biblique du baptême

Le baptême est un acte fondamental de la foi chrétienne, ordonné par le Seigneur Jésus-Christ lui-même. Il symbolise une étape cruciale dans le cheminement du croyant.

Mais quel est le « vrai » baptême selon les Écritures ? Cet article explore les fondements bibliques, la forme, les conditions et la signification profonde de cet engagement.

Le Seigneur Jésus a clairement établi l'importance du baptême :

« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Marc 16.16

Une foi biblique authentique, qui conduit au salut, est intrinsèquement liée à une obéissance totale. Le baptême d'eau par immersion est l'un des premiers pas de cette obéissance, commandé par Jésus-Christ lui-même :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Matthieu 28.19

2. L'immersion totale : la seule forme biblique

Plusieurs passages bibliques attestent que le baptême chrétien était pratiqué par l'immersion complète du croyant dans l'eau : après son propre baptême, Jésus « sortit de l'eau » (Matthieu 3.16), et Jean baptisait à Énon « parce qu'il y avait là beaucoup d'eau » (Jean 3.23).

« Philippe et l'eunuque descendirent tous deux dans l'eau, et Philippe baptisa l'eunuque. » Actes des Apôtres 8.38

Le mot grec original pour baptême est baptisma, qui signifie « immerger totalement ». Seule l'immersion totale du corps dans l'eau symbolise la mort, l'ensevelissement et la résurrection du Seigneur Jésus, ainsi que notre propre mort à nous-mêmes et notre résurrection spirituelle avec le Christ.

« Ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts. » Colossiens 2.12

Un simple peu d'eau sur la tête ne constitue pas un baptême biblique. Changer la Parole de Dieu rend notre foi vaine, comme l'a enseigné l'apôtre Paul.

Attention aux traditions humaines !

Même le catéchisme catholique romain de 1992 a reconnu que le baptême biblique et historique était par immersion totale, pratiqué ainsi par l'Église primitive.

Cependant, la tradition du baptême des bébés, qui n'est pas par immersion et ne repose pas sur une confession de foi personnelle, contredit l'enseignement biblique d'un « seul vrai baptême » (Éphésiens 4.5).

3. Un seul baptême : rejet du baptême des bébés

Puisque la Bible enseigne qu'il n'y a qu'un seul baptême, nous ne pouvons accepter aucune autre forme. Une confession de foi en Jésus-Christ et une repentance sincère sont des conditions indispensables et doivent précéder le vrai baptême.

C'est pourquoi nous ne baptisons pas de bébés. Nous leur imposons les mains et les bénissons, comme Jésus-Christ le faisait lui-même :

« On lui amena des petits enfants, afin qu'il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. » Marc 10.13-16

Le danger du refus du vrai baptême

Si nous refusons d'être baptisés par immersion totale comme la Bible l'enseigne, nous risquons d'être rejetés, à l'image des responsables religieux de l'époque de Jésus (Pharisiens et docteurs de la loi) qui ont rejeté le baptême de Jean :

« Et tout le peuple qui l'a entendu, et les publicains, ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean ; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu. » Luc 7.29-30

4. Les conditions préalables au baptême

Le baptême n'est pas un acte vide de sens, mais un engagement profond qui découle d'une transformation intérieure. Voici ce que le candidat au baptême doit croire, confesser et s'engager à vivre :

Ce que le baptisé doit croire et confesser :

  1. Jésus-Christ est le Fils unique de Dieu et le Messie (Christ) promis. Il est le seul vrai Sauveur de l'humanité. Quiconque le confesse comme Fils de Dieu demeure en Dieu et Dieu en lui (1 Jean 4.15), et il n'y a de salut en aucun autre nom donné parmi les hommes (Actes des Apôtres 4.12).
    « Simon Pierre, répondant, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » Matthieu 16.16-17
  2. Jésus est mort volontairement pour nos péchés et est ressuscité pour notre justification. Il est le Seigneur.
    « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » Romains 10.9
    « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. » 1 Corinthiens 15.3-4

Les changements que Dieu attend dans notre vie :

  1. La repentance : un changement complet de mentalité et de vie. Cela signifie regretter d'avoir offensé Dieu, vivre loin de Lui et de Sa loi, et être disposé à abandonner tout ce qui n'est pas selon Sa volonté pour Le suivre.
    « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. » Actes des Apôtres 3.19
  2. La transformation à l'image du Fils : Dieu veut nous libérer de tout péché et nous transformer. Cela implique de changer notre manière de penser, parler, agir et réagir, d'aimer nos ennemis, de pardonner, de demander pardon et de réparer nos torts.
    « Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils. » Romains 8.29
    « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5.17

L'engagement du baptême :

  1. Un engagement de garder une bonne conscience. Le baptême est un engagement à rester loin du péché et à vivre une vie de sainteté.
    « Cette eau était une figure du baptême, qui maintenant vous sauve, non pas en vous purifiant des souillures de la chair, mais en vous engageant envers Dieu à une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ. » 1 Pierre 3.21

    Abandonner les œuvres de la chair (drogue, cigarette, excès d'alcool, sexe hors mariage, etc.) est essentiel avant le baptême, car cela démontre une bonne conscience et une réelle repentance.

  2. S'identifier au Christ. En passant par les eaux du baptême, nous nous identifions à la mort, à l'ensevelissement et à la résurrection de Jésus-Christ, devenant une même plante avec Lui.
    « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Romains 6.3-4

5. La formule trinitaire du baptême

Le baptême, mentionnant le Père, le Fils et le Saint-Esprit, est clairement enseigné par la Bible et les écrits des disciples des apôtres.

« Au nom de Jésus-Christ » : signification

L'expression « au nom de Jésus-Christ » (Actes des Apôtres 2.38) ou « au nom du Seigneur Jésus » (Actes des Apôtres 19.1-7) signifie « selon le commandement et l'autorité de Jésus-Christ ». Ce commandement est donné dans Matthieu 28.19, où Jésus mentionne explicitement le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Les écrits des premiers chrétiens confirment cette pratique. Irénée, formé par Polycarpe (lui-même disciple de l'apôtre Jean), a écrit dans « La Démonstration de la prédication apostolique » : « Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés au nom de Dieu Père et au nom de Jésus Christ le Fils de Dieu incarné et mort et ressuscité, et dans l'Esprit Saint de Dieu. »

Certains passages des Actes des Apôtres peuvent prêter à confusion, laissant croire que les apôtres baptisaient en mentionnant uniquement Jésus-Christ. Cependant, une question posée par Paul dans Actes des Apôtres 19 révèle que le Saint-Esprit était toujours impliqué.

« Paul leur dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Ils répondirent : Du baptême de Jean. Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Et lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient. » Actes des Apôtres 19.3-6

Ces douze hommes avaient été baptisés par Jean-Baptiste avant le commandement du Christ dans Matthieu 28.19. Le fait qu'ils n'aient pas même entendu parler du Saint-Esprit indiquait qu'ils n'avaient pas reçu le baptême selon la formule trinitaire complète ordonnée par Jésus.

L'expression « au nom du Seigneur Jésus » dans les Actes signifie donc « selon son autorité et son commandement » de Matthieu 28.19.

D'autres témoignages historiques confirment cette pratique :

  • La Didachè (écrite entre 70 et 100 ap. J.-C.) enseigne également le baptême trinitaire.
  • Justin Martyr (100-163 ap. J.-C.) a écrit : « On les amène (les chrétiens) dans un lieu où il y a de l'eau et ils reçoivent de nous le baptême au nom du Père, Seigneur de l'univers et de notre Sauveur Jésus-Christ et du Saint-Esprit. »
  • Tertullien (160-220 ap. J.-C.) a affirmé que Jésus a ordonné aux apôtres de baptiser « dans le Père, le Fils et l'Esprit-Saint », et que ceux qui parlent de Jésus seul « divisent et sont dans l'erreur ».

Jésus-Christ est toujours mentionné, mais pas seul, et il doit l'être en tant que Fils unique de Dieu. Colossiens 3.17 nous rappelle :

« Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. » Colossiens 3.17

Ce verset indique que même en agissant « au nom du Seigneur Jésus », nous ne devons pas oublier de mentionner et d'honorer Dieu le Père, ni le Saint-Esprit, qui est un autre Consolateur (Jean 14.16).

6. Pourquoi ne pas baptiser immédiatement ?

Bien que le baptême soit un acte d'obéissance, il est crucial de s'assurer que le candidat est réellement prêt et comprend l'engagement qu'il prend. Voici pourquoi il est souvent préférable de ne pas baptiser immédiatement :

  1. Nécessité d'une repentance réelle et totale : Jean-Baptiste ne baptisait qu'après avoir la certitude d'une repentance sincère (Matthieu 3). Le baptême n'est pas ce qui sauve en soi, mais l'engagement à garder une bonne conscience (1 Pierre 3.21). Une personne qui n'a pas mis sa vie en règle et n'a pas une bonne conscience ne devrait pas être baptisée.
    « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Actes des Apôtres 2.38
  2. Faire des disciples avant de baptiser : Jésus a commandé de « faire des disciples » avant de les baptiser et de leur enseigner à observer tout ce qu'Il a prescrit (Matthieu 28.19-20). Cela implique une formation pour s'assurer qu'ils sont de vrais disciples, ayant traversé une pleine repentance, comprenant les commandements et voulant les mettre en pratique. L'expérience montre que baptiser sans formation préalable produit souvent des personnes qui ne deviennent pas de vrais disciples et ne persévèrent pas.
  3. Le contexte des baptêmes rapides dans les Actes : les baptêmes rapides dans les Actes des Apôtres (Actes des Apôtres 2, 8, 10, 19) concernaient souvent des personnes qui étaient déjà des disciples suivant l'Ancien Testament et attendant le Messie.

    Les apôtres eux-mêmes n'avaient pas encore reçu tous les commandements à enseigner, car le Nouveau Testament n'était pas encore écrit (Jean 16.12-13). L'exemple de Simon le magicien (Actes des Apôtres 8), baptisé mais non réellement converti, souligne le besoin de formation.

  4. Compter le prix de l'engagement : le Seigneur Jésus a insisté sur la nécessité de « compter le prix » avant de s'engager avec Lui (Luc 14.25-33). Il est essentiel d'expliquer clairement le coût de l'engagement chrétien. La personne doit avoir réellement compris, s'être repentie, et s'engager à garder une bonne conscience par une vie de sainteté, en obéissant aux commandements du Christ et en se laissant conduire par son Esprit (Jean 14.15-26 ; Romains 8.14).

Les dangers d'un engagement léger

Trop de personnes se font baptiser sans réfléchir aux conséquences d'un engagement léger. Si une personne n'est pas réellement délivrée du pouvoir du péché, ne comprend pas qu'elle doit être remplie du Saint-Esprit en pratiquant les commandements du Christ, éviter certaines influences et s'engager fidèlement dans une Église locale, elle risque de retomber dans un état pire, comme Jésus l'a enseigné (Matthieu 12.43-45).

Un tel engagement superficiel peut attirer la malédiction et conduire à la damnation.

Conclusion

Le vrai baptême est bien plus qu'un simple rituel. C'est un acte d'obéissance, une confession publique de foi en Jésus-Christ, une immersion totale symbolisant la mort au péché et la résurrection à une nouvelle vie. Il est précédé d'une repentance sincère, d'une foi authentique et d'un engagement ferme à suivre le Christ dans tous ses commandements, sous l'autorité du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

C'est un engagement sérieux qui demande réflexion et préparation, afin que le croyant puisse marcher fidèlement avec le Seigneur pour le restant de sa vie.

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