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Le baptême du Saint-Esprit et l’adoration en langues

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Le baptême du Saint-Esprit est une expérience distincte de la conversion, promise à tous les croyants et accompagnée par le parler en langues, comme le montrent les exemples d'Actes 2, 10 et 19. Il ne conditionne pas le salut, mais donne accès à une adoration, une intercession et une puissance spirituelle plus profondes. Ce don n'a jamais cessé : il reste offert aujourd'hui à quiconque le demande avec foi et persévérance.

1. La promesse du baptême du Saint-Esprit

Bien que le parler ou l'adoration en langues ne soit pas indispensable au salut, nous croyons qu'il est le signe qui accompagne le baptême du Saint-Esprit, conformément aux exemples bibliques dans le livre des Actes.

Le Saint-Esprit nous appelle au salut, nous convainquant de péché, de justice et de jugement (Jean 16), et il nous aide à croire et à confesser que Jésus est Seigneur (1 Corinthiens 12.3).

Jésus avait ordonné à ses disciples de ne pas quitter Jérusalem mais d'attendre la promesse du Père, l'effusion de l'Esprit prophétisée par Joël (Joël 2 ; Actes 1.4-8). Selon Actes 2, les 120 fidèles qui ont obéi au Seigneur en persévérant dans la prière ont tous commencé à glorifier Dieu, le Saint-Esprit leur donnant de s'exprimer.

2. Le parler en langues est pour tous les croyants

Le parler en langues est vraiment pour tous les croyants. Dans Actes 2, 10 et 19, nous voyons différents croyants baptisés du Saint-Esprit, tous, sans exception, parlent en langues miraculeusement.

« Je veux que vous parliez tous en langues. » 1 Corinthiens 14.5

La Bible distingue deux réalités :

  • Le parler en langues personnel : pour l'édification personnelle, la prière et l'adoration du Seigneur (1 Corinthiens 14.4).
  • Le don de diversité des langues : pour l'utilité commune dans l'Église, nécessitant une interprétation (1 Corinthiens 12.10).

La question de 1 Corinthiens 12 « Tous parlent-ils en langues ? » se réfère au don public avec interprétation, non au parler en langues personnel.

Aujourd'hui, plus de 300 millions de croyants adorent Dieu miraculeusement en d'autres langues. Si vous n'avez pas encore fait cette expérience, sachez que c'est pour vous aussi.

3. Les dons spirituels n'ont pas cessé

Certaines personnes enseignent faussement que les langues et les prophéties ont cessé avec la mort des apôtres. La Bible ne dit nulle part cela : elle dit au contraire que ces dons cesseront quand « ce qui est parfait sera venu » (1 Corinthiens 13.10), c'est-à-dire lors du retour du Christ.

Voici ce qu'ont écrit des chefs spirituels après la mort des apôtres :

Justin Martyr (100-165)« Les dons prophétiques demeurent encore avec nous, et il est possible de voir de nombreux hommes et des femmes qui manifestent des dons de grâce. »
Irénée (125-200)« Les croyants manifestent les dons prophétiques et l'Esprit parle toutes sortes de langues. Beaucoup de morts ont été ressuscités. »
Tertullien (150-240)« Grâce aux charismata (dons de l'Esprit), combien d'hommes distingués et de gens ordinaires ont été délivrés des esprits mauvais. »
Novatien (210-280)« Le Saint-Esprit place des prophètes dans l'Église, instruit ceux qui enseignent, dirige le parler en langues, donne des pouvoirs de guérison. »

4. Comment recevoir le Saint-Esprit

Trop souvent l'orgueil, la crainte, un mauvais enseignement ou un manque de persévérance empêchent les croyants de recevoir ce don. Les premiers chrétiens ont persévéré 10 jours ensemble en prière. Dieu ne force personne à parler en langues.

  1. Aimer sincèrement Jésus-Christ et mettre ses commandements en pratique.
  2. Se repentir et obéir à la Parole de Dieu (Actes 2.38 ; 5.32).
  3. Persévérer dans la prière et la louange (Luc 11.9-13).
  4. Dire à haute voix ce que le Saint-Esprit met sur vos lèvres, en faisant confiance.
« Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! » Luc 11.13

5. Réponses aux objections courantes

Voici les réponses aux quatre versets souvent cités pour nier que le parler en langues soit le signe du baptême de l'Esprit :

Éphésiens 1.13-14

L'Église d'Éphèse a été fondée en Actes 19 avec douze hommes pour qui Paul a prié et qui ont tous parlé en langues. Paul avait d'abord demandé s'ils avaient reçu le Saint-Esprit, indiquant que le baptême de l'Esprit est distinct de la conversion.

1 Corinthiens 12.13

Paul écrivait aux Corinthiens qui parlaient déjà tous en langues. Ce verset parle de l'incorporation dans le corps du Christ par la foi, non du baptême de l'Esprit. Pierre dans Actes 10-11 a accepté les premiers non-juifs dans l'Église en les baptisant parce qu'ils avaient parlé en langues.

2 Corinthiens 1.21-22

Ce passage est adressé aux Corinthiens qui parlaient déjà en langues. L'onction et le sceau de l'Esprit font référence à la conversion et à l'assurance du salut, non au signe du baptême de l'Esprit.

Romains 8.9

Ce verset dit que si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ il ne lui appartient pas, mais il ne dit pas que le Saint-Esprit ne peut pas venir sur une personne déjà convertie. Jésus lui-même avait dit à ses disciples que l'Esprit était déjà avec eux, mais qu'il serait en eux après la Pentecôte (Jean 14.17 ; Actes 1.8).

6. L'utilité du parler en langues

Étude par le pasteur David Cizeron

Les passages clés

« Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues. » Marc 16.17
« Celui qui parle en langue s'édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l'Église. » 1 Corinthiens 14.4
« Je veux que vous parliez tous en langues, mais je veux encore plus que vous prophétisiez. » 1 Corinthiens 14.5
« Priez en tout temps par l'Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications. » Éphésiens 6.18

6.1 Parler à Dieu

Celui qui parle en langue, parle à Dieu et dit des mystères (1 Corinthiens 14.2). Le jour de la Pentecôte, ceux qui comprenaient les langues disaient : « Nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » Prier en langue, c'est l'action de l'Esprit qui met sur nos lèvres des mots qui viennent du cœur de Dieu lui-même.

6.2 Secours dans notre faiblesse

« L'Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. » Romains 8.26

Par le Saint-Esprit, notre champ de prière est illimité. Dans notre langue maternelle, nous sommes limités car nous ne pouvons aller au-delà de ce que nous connaissons. Par le parler en langues, Dieu peut prier à travers nous pour des choses que notre intelligence ne perçoit pas.

6.3 L'intercession de l'Esprit

L'Esprit se positionne entre Dieu et nous pour intercéder. Il communique les désirs, les intentions et la volonté de Dieu dans nos prières. Le Saint-Esprit est l'artisan de l'édification et de la croissance de l'Église. Il continue le travail de Jésus qui a dit : « Je bâtirai mon Église. »

« L'Église était en paix ; elle s'édifiait, marchait dans la crainte du Seigneur et progressait par l'assistance du Saint-Esprit. » Actes des Apôtres 9.31

6.4 Le lieu du repos et de la consolation

« C'est ici le lieu du repos, donnez le repos à celui qui est fatigué ! » Ésaïe 28.12

Quand nous prions en langues, notre intelligence fait « roue libre » et notre esprit se repose en Dieu. C'est un lieu de consolation et de rafraîchissement spirituel profond.

6.5 La puissance du Saint-Esprit

Le Saint-Esprit donne la puissance :

  • Pour le témoignage : être des témoins efficaces pour le Christ (Actes 1.8).
  • Pour la prière : intercéder avec profondeur et efficacité.
  • Pour vaincre les désirs de la chair : « Si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8.13).

Conclusion

« N'éteignez pas l'Esprit. » 1 Thessaloniciens 5.19
« L'Esprit et l'épouse disent : Viens ! » Apocalypse 22.17

Jusqu'au retour de Jésus, le Saint-Esprit et l'Église s'accordent dans l'unité de la prière. Remplis du Saint-Esprit, nous serons un fleuve de bénédictions pour l'Église et pour le monde.

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. » Jean 7.37-38
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