Aller au contenu de l'article

« Mon fils, mon premier-né » le sens biblique du premier-né

⏱ 6 min de lecture ⬇ Télécharger en PDF 100%

Dans la Bible, « premier-né » ne désigne pas toujours l'aîné biologique, mais celui que Dieu élève à la pré-éminence par son choix souverain, comme Jacob ou Éphraïm, puis Israël appelé « son fils, son premier-né » (Exode 4.22). Jésus-Christ reçoit lui aussi ce titre, non parce qu'il aurait été créé, mais parce qu'il possède la pré-éminence éternelle et suprême sur toute la création.

La question posée par Exode 4.22

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Jean 1.1

En dépit de quelques fausses traductions, ceux qui connaissent le grec savent que personne n'a le droit d'écrire ici « un dieu » avec un petit d. Jésus est la Parole (Logos) faite chair, appelé Dieu dans ce texte.

Or dans Exode 4.22, la nation d'Israël est appelée « son fils, son premier-né » :

« Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l'Éternel : Israël est mon fils, mon premier-né. » Exode 4.22

Certains utilisent ce passage pour prétendre que la Bible se contredit, car si Israël est le premier-né de Dieu, comment Jésus peut-il l'être aussi ? Cette objection repose sur une incompréhension de l'usage biblique de cette expression.

Ce que signifie « premier-né » dans la Bible

L'expression « premier-né » dans la Bible ne désigne pas toujours l'aîné biologique. Dieu l'utilise pour indiquer l'élu : celui qu'il préfère, qu'il aime, qui a la pré-éminence selon un plan divin, ou en raison de sa foi, de son obéissance ou de sa persévérance.

Autrement dit : celui que Dieu choisit devient « le premier-né », ayant sa faveur et la pré-éminence. Ce n'est pas une question d'ordre de naissance, mais d'élection divine.

Exemples bibliques : Ésaü, Jacob, Éphraïm

Jacob et Ésaü

Ésaü était l'aîné biologique, mais c'est Jacob (Israël) qui a reçu la bénédiction du premier-né. Ésaü aurait dû recevoir le droit à l'héritage, mais il l'a échangé pour un plat de potage (Genèse 25 et 26). Le Nouveau Testament en tire un avertissement solennel :

« Veillez à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet. » Hébreux 12.16-17

Éphraïm et Manassé

Manassé était né en premier, mais Éphraïm le plus jeune est devenu « le premier-né », car Jacob, poussé par l'Esprit de Dieu, a posé sa main droite sur la tête d'Éphraïm. Joseph protesta, mais Jacob refusa de changer :

« Son père refusa, et dit : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère cadet sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations. » Genèse 48.19

C'est selon un plan divin pré-établi, ou grâce à la foi et l'obéissance d'une personne, qu'elle peut devenir « le premier-né » et hériter spirituellement de tout.

Jésus appelé « premier-né » : une éternité, non une création

Dans Colossiens 1 et 2 et Hébreux 1, Jésus-Christ est appelé « premier-né », mais ce titre exprime sa pré-éminence suprême sur toutes choses, non sa création.

« Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre… Tout a été créé par lui et pour lui. » Colossiens 1.15-16

Jésus n'est pas appelé « premier-né » parce qu'il aurait été créé ou né avant le reste de la création. Au commencement, il était la Parole éternelle qui a tout créé et qui est Dieu. Il est le Créateur, donc il ne peut pas être une créature.

Il est également appelé « le premier-né d'entre les morts » (Colossiens 1.18), mais il n'était pas la première personne à être ressuscitée. Il est le premier-né d'entre les morts en ce sens qu'il a la pré-éminence sur la résurrection. Sa résurrection est la nôtre.

Hébreux 1.7-8

Dieu dit des anges : « Celui qui fait de ses anges des vents. » Mais il dit au Fils : « Ton trône, ô Dieu, est éternel. » Le Père appelle lui-même son Fils « Dieu » et son trône « éternel ».

Philippiens 2 et Hébreux 10

Jésus-Christ existait en forme de Dieu, mais il s'est dépouillé pour devenir un homme. Dieu le Père lui a formé le corps dans lequel il est entré en se dépouillant de son égalité divine.

Michée 5.1-2

« Son origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'éternité. » Cette prophétie messianique confirme l'éternité de Jésus-Christ, bien avant sa naissance à Bethléhem.

2 Timothée 1.8-9

La grâce « nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par l'apparition de notre Sauveur Jésus Christ. »

Jésus est mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification. Selon Colossiens 2, toute la plénitude de la divinité habite corporellement en lui. Celui qui confesse Jésus-Christ en tant que Seigneur et qui marche selon sa Parole devient un élu, un « premier-né » en quelque sorte et « co-héritier » avec Jésus-Christ (Romains 8 ; 1 Jean 4.15).

Israël et la fin des temps

Bien qu'Israël se soit égaré, à cause des promesses faites à Abraham, Isaac et Jacob, l'avertissement de Dieu à Pharaon reste d'actualité pour tous les ennemis du peuple juif :

« Israël est mon fils, mon premier-né. » Exode 4.22

Aucun Juif ne sera sauvé pour le ciel s'il ne devient pas un disciple de Jésus-Christ. Mais selon les prophéties de Paul dans l'épître aux Romains, après un temps très difficile, un reste se tournera vers le seul vrai Sauveur.

Le Seigneur Jésus interviendra alors et anéantira les ennemis d'Israël. Quand toutes les nations marcheront contre Israël, le Seigneur se lèvera (Zacharie 14).

Celui qui bénira Israël sera béni. Prions pour ce peuple et travaillons pour qu'il connaisse celui qui a dit :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6

Nous sommes à la fin des temps et le Seigneur Jésus va revenir bientôt. Êtes-vous prêts ?

← Retour à toutes les études